02 novembre 2009
REFORME DE LA TP: LE RETOUR DES CONSERVATEURS
Dans un précédent billet, je dénonçais le risque de voir le corporatisme s'opposer à la courageuse réforme de Nicolas Sarkozy et François Fillon sur la Taxe Professionnelle. M. Raffarin semble s'être emparé de ce rôle du conservateur de service (il faut dire que son passage à Matignon n'avait pas laissé le souvenir d'une très grande ardeur réformatrice...). Son raisonnement: il faut commencer par redéfinir les compétences de chaque strate du "millefeuille territorial" avant de revoir leur financement (http://www.carnetjpr.com/). C'est un prétexte pour justifier cet immobilisme contre lequel le Président a fondé son action. La réforme de la TP doit être menée immédiatement. Il y a urgence pour les entreprises.
Il est bien entendu légitime de s'inquiéter du financement des collectivités locales, mais n'y a-t-il pas des sources d'économies dans ce millefeuille administratif que chacun dénonce (voir numéro spécial du POINT ci-contre) ? Au lieu de s'attaquer à ce problème, on préférerait maintenir une taxe qualifiée d'imbécile par François Mitterrand il y a déjà plus de 20 ans ? Pour Fontainebleau-Avon, l'électrochoc provoqué par la réforme de la Taxe Professionnelle permettra peut être une salutaire prise de conscience et avancer sur le chemin du rapprochement et des économies d'échelle... On peut toujours rêver !
Un seul message au Président de la République, tenez bon !


