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10 juillet 2007

REVUE DE PRESSE: CONSEIL MUNICIPAL DU 28 JUIN

434ceacf165ef0ee345916139a3ec961.jpgQuelques jours après sa défaite électorale aux législatives et sa victoire judiciaire contre le maire d'Avon, le maire a répondu, lors du conseil, aux attaques de son opposition qui craint que Fontainebleau ne se retrouve désormais isolée. Pour Frédéric Valletoux, la ville n'aura pas à pâtir des récentes péripéties. Ambiance.

C’est dans une ambiance particulièrement tendue que le conseil municipal devait jeudi soir débattre de projets très importants pour l'avenir de Fontainebleau. Quelques jours seulement après sa défaite électorale au second tour de l'élection législative et sa victoire judiciaire face au maire d'Avon Jean-Pierre Le Poulain (notre édition du 25 juin), le maire devait affronter les attaques d'une opposition bien décidée à ne laisser aucun répit à un Frédéric Valletoux particulièrement exposé ces dernières semaines.
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C'est sur une question purement bellifontaine que les premiers échanges verbaux entre le maire et le groupe d'opposition de droite « Fontainebleau Ensemble » se faisaient entendre. Le très important projet de requalification urbaine du centre-ville est désormais au stade du choix des architectes. Trois professionnels de renom ont été retenus : Chavannes, qui a restructuré Saint-Malo, Gourdon, qui a travaillé sur les espaces publics de Montpellier, et enfin Seura, qui possède un CV impressionnant, avec la requalification du quartier des Halles à Paris ou encore la gare Saint-Jean de Bordeaux à son actif. Trois personnalités fortes et de véritables pointures dans leur domaine, qui vont « travailler avec nous pour proposer trois regards sur l'avenir de Fontainebleau », selon le maire. « Le but est de redonner un peu d'excellence à ce centre-ville, qui est le plus sollicité et sur lequel personne n'a jamais travaillé de manière uniforme ». « Je suis inquiet de ce recours à des consultants, tempérait Bruno Grandjean. Les budgets sont très élevés pour des pré-études, et j'ai le sentiment que le cahier des charges est un peu flou. Il faudrait articuler tout cela autour du plan local d'urbanisme. Je ne voudrais pas que l'on sous-traite le travail du conseil municipal, ce travail est du ressort des élus ».

« Les dossiers avancent »

La réponse du maire ne se faisait pas attendre : « Malgré toutes mes explications, vous continuez à tout mélanger. Se sont des architectes et non des consultants, et leur travail n'a rien à voir avec le PLU. Nous devrions organiser une séance d'explication des différents documents d'urbanisme, car on risque de partir sur des débats malhonnêtes sur le plan intellectuel. Ces études vont nous permettre d'avoir un regard neuf sur l'urbanité de Fontainebleau, en associant habitants et commerçants. Quand on veut décider de l'ambition urbaine d'une ville pour les 15-20 ans, on ne peut pas négliger le travail à accomplir. Et je ne suis ni architecte, ni urbaniste. Faisons confiance aux professionnels ».

Voilà donc un sujet d'une importance capitale qui risque de diviser longtemps encore le maire et son opposition.
Lors des questions orales, les langues continuaient de se délier, et Bruno Grandjean ouvrait le débat devenu inévitable dans un tel contexte politique.

Alors que le conseil se montrait unanime sur la nécessité de défendre le tribunal de Fontainebleau, il prenait la balle au bond : « Avez-vous appelé Didier Julia, ou le maire d'Avon sur ce sujet ? Les bonnes relations avec le député et le président de la communauté de communes sont importantes. Êtes-vous sûr de pouvoir agir efficacement dans les mois à venir ? J'ai le sentiment que la campagne des législatives a isolé Fontainebleau. C'est le maire de Fontainebleau qui s'est présenté en candidat dissident. Votre défaite a isolé Fontainebleau ».
Réponse du maire, qui devait s'attendre à cette offensive : « Vous allez vite en besogne, en seulement 15 jours, Fontainebleau serait isolée. C'est supposer un drôle d'état d'esprit de la part des élus que vous citez. Cela voudrait dire qu'ils font passer l'intérêt général derrière les querelles de personnes. Je n'imagine pas que Jean-Pierre Le Poulain lise les dossiers de l'agglomération avec ces lunettes là. Ces dossiers avancent, et je ne sens aucun sentiment d'isolement politique. Je ne le vis pas, et vous pourrez le constater dans les prochains mois. Peut-être que cela vous plairait, mais je trouve votre remarque désobligeante pour les élus en question. Je suis étonné par le plaisir que vous prenez dans la recherche de polémiques ». Une polémique, on s'en doute, qui devrait avoir la vie dure.

Yoann Vallier, La République du 1er Juillet 2007

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